T’es rendue là…

Tu mènes ta petite vie tranquille, la maison, les enfants, le travail… et puis tu craques… T’es debout, devant tout ça, tout ce que tu tiens à bout de bras, au bout de tes bras. Et tu te dis que ça n’a pas d’allure, c’est pas ça la vie, c’est pas possible.

Tu le sais en fait que c’est là depuis longtemps. Trop longtemps sans doute. Mais t’as pas réagi avant. En fait oui, tu as essayé de réagir. Tu as essayé de tout faire fonctionner…. mais là, maintenant, debout dans cette pièce, tu te dis que non, ce n’est juste pas possible.

Les deux dernières semaines ont été difficiles… Tu t’es débrouillée pour aller chez le médecin 3 fois avec 3 enfants différents. Tu t’es occupée des animaux, t’as fait le taxi entre la garderie et le metro avant d’aller à ta job. Parce que t’as beau avoir 5 enfants t’as une job à toi.

Hier t’as dû rester à la maison car la garderie avait plus d’électricité alors changement de plan et retour à la casa avec les 4 plus petits. Là il est 7h du matin. T’appelles la garderie pour savoir si tout est correct et si tu peux venir déposer tes petits monstres : bonne nouvelle tout est ok !
Tu vas pouvoir déposer les petits et emmener ton garçon chez l’ortho cet après midi.

Et c’est là, quand ton chum te dit : « La garderie est ok ? Cool, j’attendais de savoir parce que j’avais pris ma journée de congé aujourd’hui pour mon anniversaire, pour prendre du temps pour moi. »

T’es debout dans la pièce et pourtant t’as pas l’impression d’être là. Est ce que ça vient vraiment de se passer ? Maintenant que tes neurones ont connectés tu le sais que tu pourras pas oublier ça… tu pourras pas passer par dessus encore une fois.

Alors  tu prends l’auto, tu déposes les petits à la garderie, tu vas à ta job, tu reviens chercher ton gars pour aller chez l’ortho, tu retournes à la garderie chercher tout le monde, tu rentres à la maison et tu prends le téléphone.

Tu prends ton rendez-vous pour continuer seule…. tu vas en médiation.